La surface de plancher est une notion réglementée définie par le Code de l'urbanisme.
Elle correspond à la somme des surfaces fermées et couvertes d'un bâtiment, calculées à partir du nu intérieur des façades, sans prise en compte de l'épaisseur des murs extérieurs.
Elle constitue aujourd'hui une référence essentielle dans l'instruction des autorisations d'urbanisme, notamment pour les permis de construire et les déclarations préalables.
Dans son calcul, la surface de plancher prend en compte l'ensemble des niveaux du bâtiment, qu'ils soient de plain-pied ou en étage, dès lors qu'ils sont fermés et couverts.
Elle permet ainsi d'obtenir une vision globale des surfaces réellement exploitables à l'intérieur d'une construction, déterminant de son organisation ou de sa configuration architecturale.
Elle exclut toutefois plusieurs éléments afin de ne retenir que les surfaces pertinentes au sens réglementaire.
Sont ainsi déduits les vides et trémies correspondant aux escaliers et ascenseurs, les surfaces de stationnement (garages, parkings), ainsi que certaines surfaces de locaux techniques ou annexes.
Les combles ne sont pris en compte que si elles sont aménageables et présentent une hauteur sous plafond suffisante, généralement supérieure à 1,80 mètre.
De la même manière, les sous-sols non aménagés ou certains espaces techniques peuvent être exclus selon leur usage réel et leur caractère exploitable.
Cette notion est particulièrement importante car elle sert de base de calcul pour déterminer les droits à construire, les seuils de recours à l'architecte ainsi que certaines obligations administratives liées aux projets de construction ou d'extension.
La surface de plancher permet ainsi de quantifier de manière homogène la capacité constructive d'un bâtiment, en fonction de son usage intérieur réel, et constitue un outil central dans l'application des règles d'urbanisme, la comparaison des projets et la gestion globale des opérations de construction ou de rénovation.